Epycure à l’assaut du marché des compléments alimentaires

Le secteur du bien-être n’a pas fini de faire parler de lui. La première start-up issue de Founders Future, le « venture studio » de Marc Menasé est une marque de compléments alimentaires et de vitamines. Elle se nomme Epycure
, et fait ses premiers pas commerciaux ce mercredi. Positionnée sur un secteur qui profite des questionnements actuels sur la santé et la nutrition, elle s’attelle à la difficile tâche de créer une marque à destination des consommateurs. « Nous voulons tous vivre une vie sans compromis, et avons tous été arrêtés par notre corps à un moment où un autre », plaide Angélique d’Esclaibes, cofondatrice de l’entreprise aux côtés de Paul-Etienne Jacob et Marc Menasé. La jeune pousse promet ainsi de « répondre à des objectifs » comme « le sommeil, la beauté ou la vitalité » grâce à ses programmes personnalisés.

Concrètement, Epycure vend une box, sur un modèle d’abonnement mensuel à 29 euros, qui contient 60 gélules de compléments alimentaires « adaptées aux besoins des clients », soit deux à prendre chaque jour. Elle revendique des capsules « 100 % végétales » et une production « 100 % française ».

Abonnement, personnalisation et transparence sur la composition des produits, le modèle est actuellement éprouvé par d’autres start-up françaises comme 
Dear Museli
, qui compose des box de céréales personnalisées, 
Seasonly, qui envoie une crème pour le visage adaptée à la saison tous les deux mois
, ou encore Aime, l’entreprise lancée par Mathilde Lacombe il y a quelques mois, 
Aime, la nouvelle aventure de Mathilde Lacombe
.

Et si les start-up françaises se lançant sur le dur marché de la vente aux consommateurs utilisent toutes les mêmes ingrédients, c’est que la formule a déjà fait ses preuves outre-atlantique, à travers de marques comme Ritual, une start-up commercialisant des vitamines pour les femmes, qui vient de lever 70 millions de dollars, ou de Prose, qui fabrique des soins pour cheveux personnalisés et 
a bouclé son dernier tour de table à 18 millions de dollars
.

L’abonnement, cela va sans dire, crée un revenu récurrent, extrêmement précieux pour ces jeunes entreprises. Quant à la personnalisation et la transparence, elles visent à renforcer le lien avec le consommateur. « En dix ans, pour les marques B to C, l’accès aux clients est devenu beaucoup plus facile, notamment grâce aux réseaux sociaux, commente Marc Menasé. Et le prix de mise sur le marché a été divisé par 100 ». Un effondrement des barrières à l’entrée qui a généré une arrivée massive de marques sur le marché. Pour sortir du lot, on mise donc sur la création d’une communauté attachée à sa marque. « Ce qui passe par la mise en place d’attributs personnels, comme la transparence et l’authenticité », considère l’entrepreneur et investisseur.

Chez Epycure, on estime débarquer sur « un marché à plus d’un milliard et demi d’euros », tenu par des acteurs traditionnels peu innovants en termes de distribution ou de marketing. « Nous n’avons pas encore d’objectif de croissance défini, mais avons clairement l’ambition de prendre quelques points de parts de marché dans les trois ans à venir », indique Marc Menasé. La start-up, qui emploie quatre personnes, a profité d’un financement « d’une centaine de milliers d’euros » de la part de Founders Future.

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