Henri a Trouvé Un Moyen De Donner Des Millions d’Euros

Chaque semaine, « L’Epoque » paie son coup. Alors que Roland-Garros commence, on constate que le « nouvel Henri », ancien tennisman et animateur sur Eurosport, n’a rien à envier au « Riton » des années 1980.

De notre point de vue, et aussi de celui de notre nostalgie ­galopante, un champion devrait toujours ressembler à Henri Leconte. Le « Riton » de nos années 1980. Quand le sport en général, et le tennis en parti­culier, devant nos yeux ébahis, empreints d’une naïveté navrante, ne se résumait pas encore à son essence marchande.

Quand il a surgi plein de peps – oui, oui, comme ses rageuses et in­attendues montées au filet qui faisaient pousser des « oh ! », des « ah ! » et des « Henriiii ! » au public du court central – dans la grande salle du Murat, le restaurant chic le plus proche de Roland-Garros, Leconte, 55 ans, est apparu tel qu’on l’espérait.

Le tutoiement instantané, le sourire séducteur – « On s’est déjà rencontrés quelque part, non ? » Le naturel du verbe : « Les gens de mon âge me disent : “Qu’est-ce que t’as pu me faire chier quand tu jouais ­Roland. Tu m’as fait rater mon bac, espèce de con !” » La gentillesse incarnée : « Ce matin, j’ai acheté Le Monde parce que c’est un grand journal avec des ­articles sportifs très per­tinents. » La private joke étincelante : « On va refaire Le Monde à l’apéro ? Elle est bonne ! »

Bref, la totale. La panoplie complète du sportif « next door », à hauteur d’homme, pas ramenard, à l’ancienne, pourrait-on dire, désireux surtout de « retransmettre » tout ce qu’il a vécu. Ce qui tombe bien car Henri Leconte officie depuis dix ans sur la chaîne sportive Eurosport, qui retransmet, justement, le tournoi. Ce matin-là d’ailleurs, Roland-Garros approchait et Leconte avait du pain sur la planche.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.