Isabelle Kocher : «Sur le zéro carbone, la réputation des entreprises est en jeu»

La patronne de l’énergéticien Engie a répondu aux questions de notre panel d’entrepreneurs. Au menu : écologie, management, apprentissage…
Des bureaux décloisonnés et lumineux avec vue panoramique sur la région parisienne. Quand elle ne sillonne pas les 70 pays où Engie est implanté, Isabelle Kocher se pose au 24e étage de la tour éponyme à La Défense, lieu de notre rencontre.

Sur un ton posé, la directrice générale d’Engie s’explique sur la conversion accélérée du groupe aux énergies vertes, sa politique de croissance externe. Mère de cinq enfants, elle partage également ses idées pour féminiser les métiers techniques et mieux gérer son emploi du temps… Des défis auxquels sont aussi confrontés les chefs d’entreprise que nous avons sollicités.
Branchés écologie, Ondine, Laure, Jean-Philippe et Kaci sont réceptifs au discours bien ciselé de la dirigeante de 52 ans dont la formation et la carrière impressionnent : normalienne, ingénieure des Mines, agrégée de physique, conseillère aux affaires industrielles de Lionel Jospin, directrice générale de Lyonnaise des eaux…

Il y a juste un an, elle est devenue la seule femme à diriger une entreprise du CAC 40. Un poste qu’elle a obtenu au terme d’une bataille épique à la tête de l’ex-GDF Suez, marquée notamment par le changement des statuts du groupe pour permettre à Gérard Mestrallet, le patron historique, de se maintenir plus longtemps que prévu. La privant, au passage, du titre de PDG. À elle les manettes opérationnelles, à Jean-Pierre Clamadieu la présidence.

Après une heure et demie de discussion, les entrepreneurs repartiront avec une invitation d’Isabelle Kocher à un événement dédié au zéro carbone auxquels participeront le mois prochain clients et prospects d’Engie.

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