Les tarifs des contrôles techniques en hausse de 12,3% depuis 2018

Les prix des contrôles techniques se sont envolés depuis la réforme de 2018, affirme une étude menée par le comparateur simplauto.com (image d'illustration).

Le comparateur simplauto.com a étudié les prix pratiqués par plus de 3600 prestataires de l’Hexagone.

Obligatoire tous les deux ans pour les véhicules de plus de quatre ans, le contrôle technique s’est complexifié, devenant beaucoup plus pointilleux, avec la réforme du 20 mai 2018. Conséquence : les prix se sont envolés, affirme une étude menée par le comparateur simplauto.com et relayée par Le Monde.

Le site Internet, qui a passé au crible plus de 3600 prestataires de l’Hexagone sur plus de 6300, indique que le tarif moyen d’un contrôle technique a augmenté de 12,3% depuis la réforme mise en place il y a un an. Il serait passé de 69 à 77,60 euros.

L’étude de Simplauto montre toutefois des disparités de prix sur le territoire. Un contrôle technique peut par exemple coûter 45 euros en Moselle et 110 euros en Savoie, souligne Le Monde. Le département qui a connu l’envolée la plus importante est la Corse (+25%), tandis que la Guyane est celui qui a connu l’augmentation la plus modérée (+1,7%).

« Rattrapage tarifaire »

Interrogé par le quotidien national, Bernard Bourrier, responsable du contrôle technique au Conseil national des professions de l’automobile (CNPA), explique : « Pour se mettre en conformité avec la nouvelle réglementation, la profession a dû embaucher davantage et de nouvelles compétences. Et les propriétaires de centres ont surtout procédé à un rattrapage tarifaire. Les prix n’avaient quasiment pas bougé depuis dix ans. »

Le contrôle technique avait été renforcé en mai dernier en application d’une directive européenne. Les points de contrôle du véhicule sont passés de 123 à 134 points et les « défaillances constatables » de 410 à 610. En cas de défaillance « critique », synonyme de « danger immédiat » pour la sécurité routière ou l’environnement, les règles ont été durcies : les automobilistes ne peuvent plus circuler le lendemain du contrôle technique si aucune réparation n’est effectuée dans la journée, tandis que la contre-visite doit être réalisée dans les deux mois.

Les résultats de l’étude de Simplauto pourraient raviver la colère des gilets jaunes à ce sujet. Les manifestants dénonçaient dès novembre cette réforme, ainsi que le durcissement du contrôle technique qui était prévu pour janvier 2019. Pour apaiser les tensions, le Premier ministre Edouard Philippe avait annoncé en décembre un moratoire d’une durée de six mois sur ce durcissement qui porte sur l’émission de particules avec l’entrée en vigueur de nouvelles normes antipollution. Les automobilistes devront bientôt les prendre en compte, le 1er juillet approchant.

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